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Journal de bord de février 2009
| 27 février 2009
Ça y est !! J'ai enfin pu le faire, depuis le temps que j'attendais ça !! J'ai eu le droit à ma première baignade avec les otaries !!!! Ici on se baigne avec une combinaison des palmes et un masque. Ainsi on flotte et on n'a pas froid. On peut admirer les paysages sous marins, les otaries qui planent et virevoltent autour de nous avec une aisance et une rapidité déconcertante.
Les pups sont extrêmement curieux quand on se laisse flotter immobile à la surface, ils viennent tout de suite voir. Ils essayent même de nous grimper dessus ! Les adultes sont curieux également mais ils nous inspectent de plus loin.
J'ai aussi été étonnée par les poissons qui sont variés et nombreux. Certains ont des couleurs magnifiques, on dirait des poissons tropicaux !
Vendredi dernier, c'était le jour du comptage des bovins. Cela nécessite la présence de quasiment toute la base. Seules quelques personnes sont restées pour assurer la sécurité incendie.
On s'est tous positionné en ligne et on a avancé en même temps jusqu'à l'autre bout de la zone où se trouvent les vaches. Chacun compte les vaches qui passent à sa droite et à la fin on fait la somme de toutes les observations.
En tout, on en a vu 362 !
Le comptage a lieu 2 fois par ans pour suivre la taille du troupeau et prévoir les chasses de régulation en fonction.
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| 23 Février 2009
En ce qui concerne les otaries, les petits grandissent vite et ils nagent très bien maintenant. Je dois les attraper tous les 15 jours pour les peser. Parfois je suis obligée d'aller les chercher dans des petites grottes sous les coulées de lave ; Quand la marée est bien ça va mais je suis déjà rentrée complètement trempée plusieurs fois. Je leur ai mis des bagues aux nageoires avec des numéros pour les reconnaitre. Ils les garderont jusqu'à l'âge adulte sauf si par malheur le plastique casse.
Je pose aussi des enregistreurs de plongée sur les mamans. Je ne cherche pas n'importe quelle femelle mais certaines d'entre elles bien précises. Celles dont on connait l'histoire depuis leur naissance ainsi que la génitrice. Comme elles sont pour la plus part en mer pour se nourrir il faut guetter leur retour et les capturer quand elles rentrent. Une grande partie de la base est venue m'aider pour les captures parce qu'il faut être au moins 3 et il faut des gens un peu costaud. L'avantage quand on n'est que 3 filles sur l'île c'est que les garçons costauds ça ne manque pas !
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| 17 février 2009
Il y a quelques jours je suis allée au plateau des Tourbières pour voir les Albatros d'Amsterdam. C'est le début de la reproduction : les couples ont construits leur nid et les plus en avance ont déjà pondu un uf. Le but de la manip est de trouver un maximum de nid. Ce n'est pas facile car le plateau est grand et il n'y pas beaucoup de point de repère. La météo n'était pas bonne, nous avons passé la plus grande partie de la journée dans un brouillard à couper au couteau, dur de trouver les oiseaux dans ces conditions. On en a comme même trouvé une vingtaine. J'y retourne encore 3 fois d'ici mi mars pour en trouver d'autres. Ainsi on pourra suivre les couples d'oiseaux et la croissance de leur poussin jusqu'à ce qu'ils s'envolent en janvier 2010
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| 9 au 15 Février 2009
Je suis retournée à Entrecasteaux pour continuer le suivi de croissance des poussins d'albatros à becs jaunes. Quand je suis partie en janvier, les 45 poussins étaient en forme sauf un qui avait l'air malade. A mon retour, 3 d'entre eux étaient mort mais tous les autres étaient en bonne santé. Mon petit favori parmi les 45 que j'ai surnommé Chou était devenu le plus gros de tous, il pesait 4,1 kilos !!
Cette fois ci, j'ai travaillé sur les gorfous pour la première fois depuis mon arrivée ! Il a fallu en attraper 75 pour les peser et les mesurer. Après cela on leur peignait une marque jaune sur le plastron pour ne pas les capturer une deuxième fois. Les gorfous ont un bec petit mais très puissant et les ailerons sont extrêmement durs ; ils s'en servent pour se frapper. C'est très surprenant car on n'imaginerait pas qu'un si petit animal puisse avoir autant de force.
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7 et 8 Février 2009
On est déjà mi février. Ici le temps passe à une vitesse folle : déjà 3 mois que je suis sur cette île et je n'ai pas vu le temps passer. J'ai été très occupée par le travail. Je commence tout juste à avoir le temps d'aller me balader aux alentours de la base pour découvrir les endroits où mon travail ne m'emmène pas. Je suis allée à Antonelli : une petite cabane dans un cratère à 1 heure de marche de la base environ. A l'intérieur du cratère, il y a une petite forêt de pin. J'ai dormi à la belle étoile sous les arbres. C'était superbe.
Comme on est loin de tout, il faut toujours faire très attention à ce qu'il n'y ait pas d'accident et quand on sort de la base il faut toujours avoir une radio sur soi pour pouvoir appeler la base en cas de besoin.
La médecin nous a appris les premiers gestes à faire en cas d'accident et comment l'assister à l'hôpital lorsqu'elle doit intervenir. J'ai donc appris à faire des piqûres ! Comme il faut bien s'entraîner, on s'entraîne sur nos amis et vice versa, même si on n'aime pas les piqûres !
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