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Notodiscus Hookeri, l'escargot des îles australes
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Mesures de plantes autochtones
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16 février 2009
Voilà déjà 3 mois que le Marion Dufresne a quitté La Réunion pour m'amener sur l'Île de Crozet.
Voilà déjà 3 mois que, au sortir de l'hélicoptère, j'ai posé le pied sur « le caillou » qui sera ma maison pour une année qui s'annonce prometteuse.
Novembre a été consacré à la passation de consignes avec Jessica, Ecobio 45, et Maryvonne CHARRIER, chercheuse en campagne d'été.
Il a fallut en un mois faire passer toutes les consignes pour assurer un bon hivernage. Cela passe par une prise en main de certaines machines (centrales climatiques), mais aussi par la validation des transits vers les différents refuges de l'île et par la présentation du travail effectué et à faire
Nous avons travaillé pas mal sur Notodiscus Hookeri, l'escargot des îles australes. Ne connaissant que peu de choses sur cet escargot, un des buts de mon hivernage va être de l'étudier :
« les stratégies de croissance de cette espèce en fonction des contraintes environnementales et de savoir si les variations de taille maximale des individus à maturité s'expliquent par des variables climatiques ou / et génétiques. »
J'ai pu dernièrement observer plusieurs naissances. Les nouveaux nés font 1,31mm pour 0,41 mg en moyenne. A taille adulte, l'escargot ne fait guère plus de 5 mm pour un poids atteignant 20mg.
De la même couleur que les cailloux sous lesquels il vit, il faut un il aiguisé pour le voir du premier coup !
Depuis décembre, je suis toute seule. Je continue donc régulièrement les mesures de plantes autochtones (Chou de Kerguelen Pringlea Antiscorbutica, et L'Aceana Magellanica) ; les suivis des stades phénologiques des -nombreuses- espèces introduites près de la base (plusieurs dizaines d'espèces de plantes ont été introduites par l'homme depuis la présence de la base).
Mon programme, dont le grand thème est l'étude de l'impact du réchauffement climatique et des actions de l'homme sur les écosystèmes subantarctiques, s'intéresse aussi aux invertébrés. Des piégeages réguliers nous renseignent sur les fluctuations des populations d'insectes et autres invertébrés (dans les pièges, on trouve aussi des araignées, des limaces, des vers de terre..)
La belle saison est propice aussi pour les pucerons (4 espèces). Introduits par le biais de la serre ou de plantes importées, ceux-ci résistent aux rigueurs des terres australes.
J'en piège dans différentes zones, même loin de la base. J'étudie leur répartition selon un gradient altitudinal ou selon leur différentes plantes hôtes.
Voilà donc déjà 3 mois que je suis ici. La « mise dans le bain » a été rapide. La vie sur base est rythmée par le travail, les repas en communauté, les loisirs.
La météo, bien que l'été « sévit » depuis deux mois, reste assez irrégulière. Les manip' sous le soleil sont grandioses, et celles sous la pluie ont un charme incroyable.
L'île, dans la tempête ou sous le soleil est si hostile mais tant accueillante.
Anaelle, escargote à temps plein, ecobio 46
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